[HRP : comme toujours, musique disponible en écoute sur le forum des Messagers du Lond Daer, dans le fuseau consacré à cette animation.]
La Grande Foire de Printemps d’Arthedain était un succès : les badauds étaient venus nombreux pour déambuler de stands en stands, en curieux ou en acheteurs.
La place centrale résonnait des cris des marchands, du bruit sourd des conversations badines ou des échanges commerciaux et des airs de musique en provenance de l’estrade. Les multiples et agréables senteurs se répandaient dans l’air, en provenance de l’
Athanor de l’Estfold qui ne désemplissait pas.
Près de la banque les belles et les beaux s’arrêtaient sur le stand de la Caravanière Ealwyen pour découvrir et acheter les derniers vêtements à la mode, tandis que de l’autre côté de la bâtisse le stand
Aux Bonnes Affaires Libres proposait des affaires en tout genre. De temps à autres résonnaient les notes d’instruments de musique vendus par Lysebelle et sollicités par des amateurs avertis.
Sur le pont qui enjambait le petit cours d’eau longeant la place centrale, des pêcheurs s’adonnaient à leur loisir favori, pressés de tester le matériel et les appâts récupérés
A l’Ablette Frétillante ou sur le stand tenu par les Historiens des Royaumes. Un peu plus loin, à l’écart de l’animation bruissante, le Caravanier Etheldyr faisait découvrir une impressionnante collection de trophées de pêche mis à la vente…
Près du gué se faisaient face les deux stands de bazar tenus par Thalenthir et Gaston, qui n’hésitaient pas à s’invectiver de part et d’autre de la rue pour l’amusement des clients allant de l’un à l’autre sans oublier de profiter des bonnes affaires. Non loin l’ours de Nolwenath attirait la curiosité et la sympathie des curieux, et sa maîtresse ne manquait pas de saisir l’occasion pour vendre ses produits.
La rue des Châtaigners n’était pas en reste, et le badaud qui poussait ses pas jusque là découvrait sur une estrade en ruine les étonnants tours du mage Eldgarth, qui proposait en outre toute sorte d’objets curieux et hétéroclite. Les tanneurs et tailleurs trouvaient également leur bonheur sur l’étal de Laurelyn qui proposait cuir & peaux en tout genre.
Aucune foire ne pouvait se concevoir sans une auberge, et la taverne de l’
Epouvantail Ivre ne désemplissait pas : ses serveuses n’avaient pas un instant de répit tandis que les tonneaux de bière se vidaient à vue d’œil. Les rires, les cris et les chants naissaient dans le jardin de la Caravane des Vents aménagé pour l’occasion et dévalaient joyeusement les pentes de la colline pour venir se mêler au brouhaha de la place centrale.
A l’intérieur du hall de guilde, le stand
Au Cœur du Bois profitait du flux engendré par la fréquentation de la taverne pour vendre de nombreux meubles et trophées de chasse…et il fut dit plus tard qu’ils auraient même pu vendre les murs tant le succès était au rendez-vous.
De nombreux artistes et musiciens se mêlaient à la foule pour proposer leurs animations, se répartissant dans le quartier sous la houlette joviale et énergique de Bilgo Desforêts et Bertran, les deux compères du Cercle Musical. Les représentations sur l’estrade de la place centrale attiraient grand monde, mais les artistes ne manquaient pas de déambuler dans tout le quartier pour proposer des musiques dans les jardins et les ruines,
près des stands ou encore à la taverne.
Quelques trouble-fête s’étaient invités, mais la Compagnie du Roseau Blanc assurait en uniforme un service d’ordre sans faille qui impressionnait tant les marchands que les badauds : un poste de contrôle était placé à l’entrée pour rappeler la charte de la foire et récupérer les armes, tandis que des patrouilles sillonnaient régulièrement le quartier en association avec la guilde des Veilleurs qui avait transformé, le temps de la Foire, sont hall en poste de garde.
Tard dans la soirée, des ronflements provinrent d’une meule de foin sur laquelle s’était endormi Luperce. Il était tombé comme une souche alors que les derniers badauds et marchands discutaient sur la place centrale. Lui qui pensait que crieur public était un moyen tranquille de gagner quelques sous sans accomplir grand chose avait dû se démener toute la soirée. S’il avait pu garder les yeux ouverts quelques minutes de plus, il aurait aperçu un étrange petit homme discutant non loin avec la statue en bois d’un gobelin…
[HRP
- musique : Duan - Tenpenny Bit Sporting Padd
- images : captures du jeu SdAO]